2012
Soft drink consumption not the major contributor to childhood obesity, study says
Obésité, sodas, taxes, espoir - Il n’y a pas de consensus pour expliquer l’épidémie d’obésité. D’après cette étude, ça n’est en tout cas pas les sodas qu’il faut accuser. Mais comme l’idée inverse est bien implantée dans les esprits, quoique fausse elle offre une justification à ce qui n’est en fait qu’une taxe arbitraire de plus, imposée par un état cigale désormais réduit à gratter les fonds de tiroirs.
Si ce n’est les sodas, qu’est-ce ? De façon synthétique j’aurai tendance à reformuler la réponse de ces chercheurs : la peur de manquer de nourriture.
Somme toutes, faire des réserves quand on craint une famine, voilà qui a servi souvent au cours de l’évolution…
Si ça se confirme, ça irait dans mon sens à propos des vertus de l’espoir (effet placebo par ex) et des ravages quand il manque.
Le monde développé a t’il vécu trop longtemps avec de l’espoir à crédit ? Le problème de la dette est-il en fait bien plus vaste que la celui de la seule dette financière ? Entre la dette financière et la dette d’espoir, que vaut il mieux rembourser d’abord pour rétablir le moral des troupes ?
Si j’étais psychologue, j’étudierai l’éventuelle corrélation entre pessimisme et obésité… Update : “Optimism was also reduced in relation to weight” selon une telle étude, mais concernant des personnes souffrantes. http://jbcr.mu-pleven.bg/pdf/vol2no2/6.pdf
Nota : l’un des effets secondaires des anxiolytiques est la prise de poids. Et si ce n’était finalement que la réaction saine d’une partie archaïque du métabolisme, amenée à conclure que si l’on s’efforce de faire taire des peurs, c’est peut-être qu’elles sont sérieuses ?
