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Corse, tourisme et/ou spéculation ?

Dans un monde dominé par l’argent, il s’agit de comprendre ce dont on parle quand on dit “3,3 ME” Je me souviens d’un professeur d’économie quand j’étais en première qui disait “la croissance du monde, c’est 5% par an” - il parlait bien sur de l’extraordinaire évolution depuis la révolution industrielle, laquelle succède à une quasi stagnation, en comparaison, depuis l’apparition de l’agriculture il y a environ 10 000 ans, laquelle succède à une totale stagnation avant, depuis… toujours. Bref, 5% de croissance par an. Et c’est encore vrai de nos jours, même si cette croissance n’est plus trop en occident désormais, elle s’est déplacée, vers les pays dits “en voie de développement” 5% c’est aussi, en moyenne, ce n’est pas une coïncidence, la “prime de risque” quand on prête de l’argent à quelqu’un sans être absolument certain de récupérer cet argent. Quand on prête de l’argent à un état, en général on est assez sur qu’il vous le rendra, jusqu’à un date récente en tout cas, car désormais même ça… ce n’est plus si sur. Bref, quiconque achète 3.3 ME ce couvent va comparer son investissement avec un autre investissement potentiel et selon qu’il suggera le risque élevé ou faible, le choix sera d’investir en Corse ou ailleurs. Or 3,3ME à 5% ça représente 165 000 euros par an, 13 750 euros par mois. Ce n’est certainement pas avec 600 m2 habitable et 5 chambres d’hôtes qu’on atteind de tels chiffres, car même avec 6 mois de saison (et en Corse c’est plus souvent 3 que 6) et 5 chambres parfaitement remplie à 100 euros par nuit on arrive à … 91 KE par an, 7 625 euros par mois, loin du compte, deux fois moins que le compte. Et encore, je parle de revenu brut, car bien sur il y a des frais pour gérer ces chambres. Alors qui va acheter à de tels niveaux de prix, au moins deux fois plus cher qu’on ne peut espérer rentable ? Un fou ? Un visionnaire ? Et si c’est un visionnaire, qu’elle est sa vision, celle où d’un coup les investissements dans le tourisme sont en Corse deux fois plus rentables qu’aujourd’hui ? Alors, je vous le demande, faut il pleurer ou se réjouir que certains s’imaginent que demain la Corse vaudra deux fois plus qu’aujourd’hui ? Faut il s’interroger pour déterminer si ce sentiment d’une opportunité à saisir est hors de portée des bourses locales ou hors de portée des esprits, dans une île accablée par des siècles de sous développement ? Et si, je l’espère, c’est le manque d’argent et pas le manque d’espoir qui nous fait penser que l’acheteur ne sera pas corse… que faire ? (via Quale s’hà da cumprà un cunventu à 3 milioni d’€ ?)

Corse, tourisme et/ou spéculation ?

Dans un monde dominé par l’argent, il s’agit de comprendre ce dont on parle quand on dit “3,3 ME” Je me souviens d’un professeur d’économie quand j’étais en première qui disait “la croissance du monde, c’est 5% par an” - il parlait bien sur de l’extraordinaire évolution depuis la révolution industrielle, laquelle succède à une quasi stagnation, en comparaison, depuis l’apparition de l’agriculture il y a environ 10 000 ans, laquelle succède à une totale stagnation avant, depuis… toujours. Bref, 5% de croissance par an. Et c’est encore vrai de nos jours, même si cette croissance n’est plus trop en occident désormais, elle s’est déplacée, vers les pays dits “en voie de développement” 5% c’est aussi, en moyenne, ce n’est pas une coïncidence, la “prime de risque” quand on prête de l’argent à quelqu’un sans être absolument certain de récupérer cet argent. Quand on prête de l’argent à un état, en général on est assez sur qu’il vous le rendra, jusqu’à un date récente en tout cas, car désormais même ça… ce n’est plus si sur. Bref, quiconque achète 3.3 ME ce couvent va comparer son investissement avec un autre investissement potentiel et selon qu’il suggera le risque élevé ou faible, le choix sera d’investir en Corse ou ailleurs. Or 3,3ME à 5% ça représente 165 000 euros par an, 13 750 euros par mois. Ce n’est certainement pas avec 600 m2 habitable et 5 chambres d’hôtes qu’on atteind de tels chiffres, car même avec 6 mois de saison (et en Corse c’est plus souvent 3 que 6) et 5 chambres parfaitement remplie à 100 euros par nuit on arrive à … 91 KE par an, 7 625 euros par mois, loin du compte, deux fois moins que le compte. Et encore, je parle de revenu brut, car bien sur il y a des frais pour gérer ces chambres. Alors qui va acheter à de tels niveaux de prix, au moins deux fois plus cher qu’on ne peut espérer rentable ? Un fou ? Un visionnaire ? Et si c’est un visionnaire, qu’elle est sa vision, celle où d’un coup les investissements dans le tourisme sont en Corse deux fois plus rentables qu’aujourd’hui ? Alors, je vous le demande, faut il pleurer ou se réjouir que certains s’imaginent que demain la Corse vaudra deux fois plus qu’aujourd’hui ? Faut il s’interroger pour déterminer si ce sentiment d’une opportunité à saisir est hors de portée des bourses locales ou hors de portée des esprits, dans une île accablée par des siècles de sous développement ? Et si, je l’espère, c’est le manque d’argent et pas le manque d’espoir qui nous fait penser que l’acheteur ne sera pas corse… que faire ? (via Quale s’hà da cumprà un cunventu à 3 milioni d’€ ?)

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