JeanHuguesRobert is virteal, virtually real. RSS

Virteal Des choses désordonnées en franglish au sujet du Baron Mariani, la Corse, le développement durable, les neuro-sciences, la nature humaine, des faits contre-intuitifs, la cuisine et le logiciel français de qualité, les nouvelles tendance d'utilisation du web et de la technologie, SimpliWiki, les wikis et les autres logiciels sociaux, JavaScript, Ruby, la vie & l'univers (and 42 of course).

 

Site Meter visits.
©2007-2012 Virteal

Déc
7th
Mer
permalink
But there is one safe haven, if you know how to invest in it: software developers.
>

The Rise of Developeronomics - Forbes

Programming - Il y a un vrai mystère au sujet des programmeurs. Certains sont vraiment beaucoup plus productifs que d’autres. Pourquoi ?

Il y a un second vrai mystère. Ces programmeurs particulièrement productifs ne sont pas particulièrement bien payés. Pourquoi ?

Avant de fournir la réponse que vous attendez tous (sic), une petite disgression.

Quand j’ai commencé à faire de l’informatique, j’avais 15 ans, c’était en 1981 je pense, j’avais fini par réussir à obtenir un Vic 20. Merveilleuse machine dotée de 3,500 octets de mémoire et d’un écran affichant 23 lignes de 22 caractères (ça ne s’invente pas).

C’était une machine aux capacités assez réduites, il fallait vraiment être curieux de l’informatique pour en vouloir une, on ne pouvait guère compter l’utiliser comme une simple console de jeux.

Rapidement d’autres machines plus puissantes sont apparues. Et elles avaient du succès. De plus en plus de jeunes y avaient accès.

A un moment, alors que j’étais entré dans le marché du travail, je me suis inquiété. Je me suis dit “ou la la, tous ces petits jeunes qui baignent depuis toujours dans l’informatique vont vite me concurrencer, je vais devenir “une commodité”, il va il y avoir surplus, abondance de compétence, ma valeur marchande va baisser, je devrais peut-être songer à changer de secteur”.

Plus tard j’ai réalisé que c’était en fait l’inverse qui se produisait. Certes il y avait de plus en plus d’informaticiens, mais la demande croissaient au moins aussi vite que l’offre. En plus cette offre n’était plus autant de bonne qualité, de nombreux jeunes choisissant l’informatique non plus par passion mais aussi par opportunisme et, qui plus est, à mesure que le temps passait, la proportion de débutant ne cessait de croitre… Comment rêver mieux, le temps jouait pour moi. Inutile de préciser que l’idée de changer de métier s’est rapidement dissipée.

Mais alors, puisque le nombre d’informaticien compétent est faible, puisque le nombre d’informaticien ayant de l’expérience l’est encore plus, comment se fait-il que les entreprises ne se les arrachent pas à prix d’or ?

Quoi que soit les raisons (j’y reviens), elles semblent devoir changer, la crise aidant, c’est ce qu’explique l’article un peu tapageur “The Rise of Developeronomics” dans Forbes.

Mais cela va t’il réellement se produire ? Je n’en suis pas certain.

Réponses.

Les informaticiens super productifs manquent cruellement de sens commercial ; non seulement lls ne savent pas se vendre, mais on dirait qu’ils aiment même se brader ; c’est parce que leurs compétences sociales sont directement inversement proportionnelles à leurs compétences techniques !

Ca en dit long sur leur manque de confiance en eux, dans un monde qui semble dominé par des incompétents prétentieux, mais sympas.

Quand aux informaticiens super productifs ETexpérimentés… on en trouve encore moins qu’on ne devrait car ils se sont reconvertis, faute de pouvoir progresser dans une hierachie technique… Reste donc les purs et durs et probablement les caractériels.

Bref, les bons informaticiens (ceux que leurs pairs considérent ainsi) sont pour la société au mieux des geeks, au pire des loosers. Pas glop.

D’autant que les stéréotypes ont la vie dure.

C’est pourquoi, je ne partage pas l’opinion de l’auteur de l’article (au demeurant de bon conseil, mais qui ne sera pas entendu). Il n’y a pas encore de “rise”

Cependant, l’informatique continue d’occuper de plus en plus de terrain. Et peut être qu’un jour un seuil sera franchi qui fera qu’on jugera les informaticiens selon des critères spécifiques et non pas comme s’il s’agissait de travailleurs comme les autres. Ce serait chouette. Si ça arrive, je vous préviendrai :)

PS : il va de soi que les 90% d’informaticiens incompétents ne font rien pour améliorer l’image de marque du secteur en général…

Comments (View)



UA-7243675-1