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The Department Of Homeland Security Stole My Boat Today | Uncrunched
Bureaucratie. Dans cette histoire semi-burlesque, Michael Arrington (of techcrunch fame) s’est fait réquisitionné son beau bateau canadien tout neuf par les services de la douane américaine.
La raison: sur un formulaire de déclaration, la valeur du bateau était erronnée, les dollars canadien étant devenus par erreur des dollars US ; il a demandé que ce soit corrigé, ça n’a pas plu.
Tout ce qu’il voulait, le pauvre Michael, s’était corriger cette déclaration de valeur, afin de ne pas signer une déclaration mensongère…
Mais voilà, cet éloquent gentleman, par ailleurs avocat de formation, est tombé dans ce que j’appelle “un puit kafkaïen”.
Quand on tombe dans un tel puit, les parois sont glissantes, on ne s’en sort par avant d’avoir touché le fond, et encore, pas toujours.
Rien n’y fait, l’administration sera sourde à toute vos réclamations, même les plus polies et rationnelle. Avec un entêtement digne d’un gamin de 4 ans mal élevé qui fait un caprice, l’administration persévera souvent dans son erreur. Et vous entrainera avec elle.
Si vous en sortez, du puit, ce ne sera généralement pas indemne. Même si au final vous gagnez, vous aurez perdu, du temps, de l’argent et votre confiance dans la société.
L’administration, elle, au contraire, aura renforcé son pouvoir, vous aura bien humilié, bien fait comprendre qui est le plus fort.
Bref, avec l’administration, c’est comme avec les paranoïaques, quand ça part en vrille, le mieux c’est de prendre la fuite. Avec un peu de chance, le temps faisant son ouvrage, l’affaire se tassera toute seule.
Reste que prendre la fuite, ce n’est pas toujours une option possible, mais, comme disait ma grand mère: “un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon proçès”.
Bon, Michael Arrington, qui parle à présent de quitter les US (mais pour où, ailleurs c’est pire dit-il), ça ira. Il a le bras long. Ca ira.
Ce n’est pas le citoyen lamba. Même si, pour le coup, cette fois-çi, c’est bien comme le citoyen lamba que nous sommes qu’il a été maltraité.
Comme il ne manque pas d’humour, il finit sa chronique par “Et maintenant, je vais probablement me faire droner, en plus”, faisant référence au débat en cours aux US à propos de ces avions sans pilote, téléguidés, qui pourraient demain faire régner l’ordre, à coup de mitraillettes, aux gachètes activées à distance, du fond d’un bureau anonyme, par un agent tout aussi anonyme, d’une administration déshumanisée (pléonasme ?).
Aaron Swartz l’écrivait, avant d’en périr: Le Proçès de Kafka, ce n’est pas un roman, c’est un putain de documentaire!