Politique, contre-culture - J’ai fini la lecture du livre d’Alain Soral qu’on m’a gentillement offert.
Il y a quelques temps que je m’intéresse à Alain Soral.
J’avais même brièvement été en contact avec lui en 2007 autour du site que j’avais créé, extremecentre.com, au sujet du phénomène Bayrou analysé comme un vote prostestataire, car il avait lui-même créé une association du même nom des années auparavant.
La lecture de son livre est moins pénible que l’écoute de ses propos, je fais parti de ces personnes qui pensent qu’une forme apaisée sert un discours même quand le fond est virulent. Ce n’est cependant qu’une question de style.
Les allusions à la figure effrayante du juif, ça et là, ne m’ont pas surpris, même si je pense que c’est contre productif, c’est une sorte de marotte chez lui.
Une fois dépouillées de ces deux faiblesses, l’outrance et l’amalgame, les thèses d’Alain Soral me semble mériter qu’on les étudie et son livre en offre un exposé relativement clair et bien argumenté, même si souvent ça pose plus de questions que ça n’apporte de réponses.
Avec d’autres, souvent avec plus de finesse d’analyse, Alain Soral dénonce divers formes de tartufferie dans les discours dominants, c’est un combat utile, j’aime moi aussi la chasse aux idées préconçues.
Le public, qui n’est pas totalement dûpe, est d’ailleurs friand de tels dénonciations, à fortiori quand il mesure comme aujourd’hui les abus des nouveaux privilégiés, ceux qui ont détourné à leur avantage les conquêtes de la révolution française.
Pour ce qui est des solutions, je penche en faveur d’une réforme des pratiques démocratiques, afin de réinjecter des doses d’idéal démocratique, la pratique n’étant devenue qu’une ombre de la théorie, voire son opposé.
S’agissant d’Alain Soral, j’ai peur qu’il incline vers des solutions plus autoritaires, vu son style, mais c’est une proçès d’intentions puisqu’en matière de solutions, il est muet, ce que je regrette.